
Le verre en fusion résulte d’une subtile alchimie entre les matériaux, puis la main de l’homme, son souffle mesuré et son inspiration dictent formes et couleurs.
Alain Steinmetz, médecin né en 1950 en Alsace, a été contaminé par le virus du souffleur de verre en 1998.
Elève de Patrick Lepage, puis disciple d’Allain Guillot, Alain Steinmetz est un perfectionniste.
Il a toujours cherché à comprendre la technique de fabrication.
Bricoleur de génie, il a fabriqué lui-même tous les éléments de son atelier de verrier.
Dans sa quête de la perfection, il a assimilé les différentes techniques de travail du verre avant de se consacrer uniquement au verre soufflé bouche, façonné main, à partir d’une ballotte monochrome.
Pour les plus grands parfumeurs, Alain Steinmetz a réalisé des flacons à parfum, aux formes arrondies et élancées, rappelant les courbes des dessins de mode féminine de l’atelier de son père, tailleur pour dames.
Ce n’est qu’une fois convaincu de maîtriser la technique de la transparence sans défaut qu’il se lance dans le façonnage de pièces monolithiques décoratives de grande taille, sur le thème du Nautile.
Cette forme spiralée et voluptueuse est une projection de la Femme dans le verre.
La quête du Graal d’Alain Steinmetz est la pièce que personne n’a jamais faite, à la transparence parfaite, fruit de la liaison amoureuse entre la technique et le sens artistique.







